« Pas le combat des Bouziane»

Une cérémonie solennelle pour acceuillir les combattants.
Une cérémonie solennelle pour acceuillir les combattants. - AFP

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a accueilli personnellement les restes mortuaires des 24 combattants vendredi à Alger avec une haie d’honneur de militaires. Les 24 cercueils, recouverts du drapeau national, ont été portés par les soldats algériens, au son de 21 coups de canon. Ce dimanche, 5 juillet, ils ont été enterrés dans le carré des martyrs du cimetière d’El Alia, aux côtés de l’Émir Abdelkader. Une vive émotion pour la famille Bouziane. Dont le papa, Ali, ancien haut cadre dans l’Éducation, présent pour cette cérémonie qui se déroulait en même temps que le 58e anniversaire de l’indépendance du pays. Tout un symbole. Les Tournaisiens Tarik et ses deux fils étaient absents ce dimanche. En raison du Covid, il était impossible pour la famille de se déplacer. Ce n’est que partie remise. « J’ai hâte de me recueillir sur la tombe de mon aïeul », confie Tarik. « C’est important pour toute la famille et j’espère que nous pourrons nous rendre en Algérie dès le mois de septembre » , expose fièrement l’ancien échevin. Rendre hommage à cette héritage de guerre, essentiel pour cette famille. Tarik Bouziane insiste: « Ce n’est pas le combat des Bouziane. Toutes les familles ont livré bataille, de manière pacifiste, pour que leurs aïeux puissent reposer en paix ». Ce retour des crânes permet à l’Algérie de recouvrer son intégrité tandis que la France admet, par ce geste, son passé colonial.

Q.M.